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Apprendre qu’un proche entre en phase de soins palliatifs bouleverse toute une famille. Aux émotions s’ajoutent une foule de questions pratiques : qui contacter, quelles aides demander, comment s’organiser, comment tenir dans la durée ? Cet article réunit l’essentiel de ce que les familles doivent savoir pour accompagner un proche en fin de vie, en particulier lorsqu’il souhaite rester chez lui.
Les soins palliatifs, ce n’est pas « abandonner »
C’est la première idée reçue à dépasser. Les soins palliatifs ne signifient pas qu’on arrête de soigner. Ils changent d’objectif : il ne s’agit plus de guérir la maladie, mais de soulager la douleur et les symptômes, d’apaiser l’angoisse et de préserver la qualité de vie et la dignité jusqu’au bout.
Ils peuvent commencer bien avant les derniers jours. Certaines personnes vivent des semaines, voire des mois, en soins palliatifs. Ils concernent aussi la famille, qui a droit à de l’écoute, de l’information et du soutien.

Qui intervient dans les soins palliatifs ?
Un accompagnement de qualité repose sur une équipe autour du patient :
- le médecin traitant, pivot de la prise en charge à domicile ;
- les infirmiers à domicile, pour les soins techniques et le confort ;
- l’équipe de soutien palliatif de la région, qui conseille les soignants et la famille ;
- le kinésithérapeute, pour le confort et la mobilité ;
- la garde-malade, qui assure une présence continue, de jour comme de nuit ;
- les bénévoles et les psychologues, pour l’écoute et le soutien moral.
En Wallonie, la Fédération Wallonne des Soins Palliatifs renseigne les équipes actives près de chez vous. À Bruxelles, votre médecin traitant ou votre mutualité vous orientera vers la fédération bruxelloise des soins palliatifs.
Le statut palliatif à domicile
En Belgique, lorsque le médecin traitant constate qu’un patient à domicile remplit les conditions, il peut demander la reconnaissance du statut palliatif auprès de la mutualité. Ce statut ouvre l’accès à un meilleur remboursement de certains soins et à une intervention financière destinée à couvrir une partie des frais liés aux soins à domicile (matériel, médicaments, etc.). Les modalités exactes sont détaillées par l’INAMI et par votre mutualité.
Bon à savoir : parlez du statut palliatif avec le médecin traitant dès que la situation l’exige. Beaucoup de familles ignorent qu’il existe et passent à côté d’aides utiles.

Les droits des proches qui travaillent
Accompagner un proche en fin de vie tout en travaillant est épuisant. En Belgique, un travailleur peut demander un congé pour soins palliatifs, une forme d’interruption de carrière qui permet de suspendre ou réduire son activité pour une durée limitée, avec une allocation. Les conditions et démarches sont expliquées par l’ONEM. Parlez-en avec votre employeur et le médecin traitant, qui doit délivrer une attestation.
Respecter les volontés du patient
La loi belge sur les droits du patient permet à chacun de donner son avis sur les soins qu’il reçoit, d’être informé et de désigner une personne de confiance ou un représentant. Si votre proche est encore capable de s’exprimer, c’est le moment d’aborder, avec délicatesse, ses souhaits : où veut-il être soigné, quels traitements souhaite-t-il ou non, qui doit être présent ? Le médecin traitant peut accompagner ces conversations difficiles mais précieuses.
Organiser les soins palliatifs à la maison
Rester chez soi jusqu’au bout est le souhait de nombreuses personnes. C’est possible, à condition de bien s’organiser :
- Coordonner l’équipe avec le médecin traitant : soins infirmiers, kiné, équipe de soutien.
- Adapter la chambre : lit médicalisé, matelas anti-escarres, fauteuil, éclairage doux.
- Prévoir une présence continue, en particulier la nuit, moment souvent le plus difficile.
- Noter les numéros utiles : médecin, infirmiers, équipe palliative, garde de nuit, pharmacie.
- Répartir les rôles dans la famille pour que personne ne porte tout seul.
Notre page soins palliatifs à domicile détaille comment nos gardes-malades complètent le travail des soignants, et notre service de garde de nuit à domicile permet aux proches de se reposer.

Prendre soin de soi quand on accompagne
C’est un conseil que l’on entend souvent, et que l’on applique rarement. Pourtant, un aidant épuisé ne peut plus soutenir son proche. Quelques repères :
- acceptez l’aide : famille, amis, voisins, professionnels ;
- dormez : faites-vous relayer la nuit dès que possible ;
- parlez de ce que vous vivez, à un proche, à un psychologue, à un bénévole ;
- gardez de petits moments pour vous, même courts, sans culpabilité.
Notre article sur l’épuisement de l’aidant familial propose d’autres pistes concrètes.
Les derniers jours
Quand la fin approche, certains signes peuvent apparaître : sommeil de plus en plus long, perte d’intérêt pour la nourriture et la boisson, respiration qui change, mains et pieds plus froids. Ces changements sont souvent naturels. L’équipe soignante peut vous expliquer ce qui se passe et vous aider à assurer le confort de votre proche. Votre présence, votre voix et votre main restent très importantes, même si la personne ne répond plus.

Après le décès
Le deuil commence souvent bien avant le décès, et se poursuit longtemps après. Les équipes de soins palliatifs et de nombreuses associations proposent un accompagnement aux familles endeuillées. N’hésitez pas à y faire appel.
Questions fréquentes des familles
Peut-on passer des soins palliatifs à domicile à l’hôpital, et inversement ?
Oui. Le projet de soins peut évoluer. Si le maintien à domicile devient trop difficile, une hospitalisation en unité de soins palliatifs reste possible. Le médecin traitant vous aide à faire ce choix.
Les soins palliatifs concernent-ils uniquement les personnes âgées ?
Non. Ils s’adressent à toute personne atteinte d’une maladie grave et évolutive, quel que soit son âge.
Faut-il être présent 24 heures sur 24 ?
Pas forcément vous-même. Une présence continue peut être organisée en alternant famille, amis et professionnels.
Comment Proximité Assistance peut vous aider
Depuis 2016, nous accompagnons des familles qui vivent la fin de vie d’un proche à domicile, en Brabant wallon, à Namur, en Hainaut et à Bruxelles. Nos gardes-malades assurent une présence attentive, de jour comme de nuit, en complément des infirmiers et du médecin. Elles veillent au confort, rassurent, préviennent les soignants si besoin et permettent à la famille de souffler.
Vous accompagnez un proche en soins palliatifs ? Appelez-nous au 0486 67 98 78 ou demandez un devis gratuit. Nous mettons en place une présence rapidement, avec discrétion.


